PIERRE TOULHOAT

Parmi tous les artistes qui ont un jour collaboré avec la maison Le Minor, Pierre Toulhoat occupe une place bien a part. Il est en effet celui dont la collaboration a été la plus longue, fournissant un grand nombre de modèles dans les domaines les plus divers. Toulhoat est ne à Quimper ou il fait ses études au Likès. La période de la guerre sera l’occasion de diverses expériences : enseignement de l’anglais, dessinateur aux Ponts-et-Chaussées, mais aussi participation à la libération de Quimper et de la presqu’ile de Crozon (6eme Cie du bataillon FFI). Il fut scout et et compagnon de route du « Bleun Brug », deux courants qui furent des occasions de rencontres fécondes. En 1946, après un court passage par le journalisme, il s’initie au vitrail, à la céramique (chez Kéraluc, récemment fondée par Victor Lucas) puis part poursuivre sa formation artistique à Paris, de 1947 à 1951, année où il obtient son diplôme des Arts Déco (sculpture). Il revient alors à Quimper en tant que professeur de céramique et de sculpture à l’Ecole des Beaux-Arts de Quimper. Il épouse Yvonne Lucas en 1952.

Sa rencontre avec Marie-Anne Le Minor date de l’immédiat après-guerre et le jeune artiste quimpérois est encore étudiant à l’Ecole des Arts Decoratifs de Paris, et fait partie de l’équipe de jeunes artistes recrutes par Victor Lucas pour fournir des modèles à la faïencerie Keraluc. Pierre Toulhoat est un glazik (originaire de la région Quimperoise), fin connaisseur de l’art traditionnel breton, il a l’esprit curieux de celui qui s’intéresse aussi bien aux arts qu’aux techniques.

Sa collaboration avec la maison LE MINOR commence en 1948 par le foulard Penmarc’h. Toulhoat reprend des motifs de broderie bigoudène, qu’il ordonne à sa façon. Décliné dans diverses gammes de coloris, il est très vite adopte par les bigoudènes encore nombreuses en ces années de l’après-guerre a porter au quotidien coiffe et costume traditionnel. Penmarc’d devient même un élément de leur costume. Un bonne douzaine de foulards signés Toulhoat seront édités au fil des ans pour LE MINOR. Certains de leurs motifs, comme Bois d’Amour, apparaitront également sur du linge de table. Toulhoat tiendra parallèlement une place de premier plan dans le renouveau de la broderie, et tout particulièrement dans le domaine des bannières.

PIERRE TOULHOAT

Parmi tous les artistes qui ont un jour collaboré avec la maison Le Minor, Pierre Toulhoat occupe une place bien a part. Il est en effet celui dont la collaboration a été la plus longue, fournissant un grand nombre de modèles dans les domaines les plus divers. Toulhoat est ne à Quimper ou il fait ses études au Likès. La période de la guerre sera l’occasion de diverses expériences : enseignement de l’anglais, dessinateur aux Ponts-et-Chaussées, mais aussi participation à la libération de Quimper et de la presqu’ile de Crozon (6eme Cie du bataillon FFI). Il fut scout et et compagnon de route du « Bleun Brug », deux courants qui furent des occasions de rencontres fécondes. En 1946, après un court passage par le journalisme, il s’initie au vitrail, à la céramique (chez Kéraluc, récemment fondée par Victor Lucas) puis part poursuivre sa formation artistique à Paris, de 1947 à 1951, année où il obtient son diplôme des Arts Déco (sculpture). Il revient alors à Quimper en tant que professeur de céramique et de sculpture à l’Ecole des Beaux-Arts de Quimper. Il épouse Yvonne Lucas en 1952.

Sa rencontre avec Marie-Anne Le Minor date de l’immédiat après-guerre et le jeune artiste quimpérois est encore étudiant à l’Ecole des Arts Decoratifs de Paris, et fait partie de l’équipe de jeunes artistes recrutes par Victor Lucas pour fournir des modèles à la faïencerie Keraluc. Pierre Toulhoat est un glazik (originaire de la région Quimperoise), fin connaisseur de l’art traditionnel breton, il a l’esprit curieux de celui qui s’intéresse aussi bien aux arts qu’aux techniques.

Sa collaboration avec la maison LE MINOR commence en 1948 par le foulard Penmarc’h. Toulhoat reprend des motifs de broderie bigoudène, qu’il ordonne à sa façon. Décliné dans diverses gammes de coloris, il est très vite adopte par les bigoudènes encore nombreuses en ces années de l’après-guerre a porter au quotidien coiffe et costume traditionnel. Penmarc’d devient même un élément de leur costume. Un bonne douzaine de foulards signés Toulhoat seront édités au fil des ans pour LE MINOR. Certains de leurs motifs, comme Bois d’Amour, apparaitront également sur du linge de table. Toulhoat tiendra parallèlement une place de premier plan dans le renouveau de la broderie, et tout particulièrement dans le domaine des bannières.


Toulhoat a également confie aux brodeuses et brodeurs de LE MINOR la réalisation de grands panneaux décoratifs, au nombre desquels le plus connu est un certain combat de coqs. Il a répondu aussi a de grandes commandes particulières, souvent des réalisations monumentales. On peut notamment citer à ce chapitre une Nativité destinée à l’abbaye de Landevennec, en presqu’ile de Crozon.
Outre ces ouvrages, Toulhoat est un orfèvre qui a fondé sa propre marque de bijoux dans les années cinquante. Céramiste, il fut également l’un des piliers de la maison Keraluc, réalisant notamment d’immenses panneaux qui ont trouvé place tant au collège Brizeux de Quimper qu’au Conseil Régional de la Bretagne à Rennes, ou encore au siège de l’Ifremer a Locmaria-Plouzané.

Collaborateur régulier, prolifique, il a trouvé dans la maison LE MINOR le partenaire idéal pour mettre en valeur une verve plastique parfois lyrique, parfois mythologique et toujours foisonnante. Il participa enfin a conception de l’aménagement de la boutique LE MINOR du quai Saint Laurent à Pont-l’Abbé.
Son œuvre hors du temps et des frontières constitue l’un des fonds artistiques les plus riches de la maison LE MINOR que nous sommes fiers d’éditer et promouvoir.

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Le poète Bernard de Paradès (1920-2000) rend un juste hommage à ce carré de soie dans un de ses poèmes resté célèbre :

"Penmarc'h, il est des couleurs chaudes et belles/des signes écrits par un vieux peuple/l'étoffe, à la magie de Bretagne/fleuri en extravagance de feuilles/et de pétales porte-bonheur.

Les chardons de la dune/se sont faits doux au toucher/et dans le vent de Penmarc'h/volent des coeurs par douzaines »